Contexte et objectifs

Les Chefs des Institutions africaines de lutte contre la corruption se sont réunis pour discuter et proposer des modalités de prévention et de lutte contre la corruption sur le continent, en renforçant le dialogue et la coopération mutuelle.

Ils ont notamment souligné que :

  • La corruption handicape l’éradication de la pauvreté, l’accès aux soins de santé, à l’éducation et à la sécurité, et sape l’État de droit.

  • Économiquement, elle augmente le coût des affaires, encourage le non-respect des obligations contractuelles, gaspille les ressources, décourage l’investissement étranger et retarde la croissance.

  • Les moyens de corruption deviennent de plus en plus complexes, et seule une volonté politique forte à tous les niveaux peut les combattre.

  • Il est urgent que tous les États membres ratifient la Convention Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.


Résolutions adoptées

  1. Création d’une Association Africaine des Institutions de lutte contre la corruption (future AAACA).

  2. Renforcement de la coopération dans la détection, la surveillance et l’enquête sur les cas de corruption.

  3. Sensibilisation vigoureuse des autorités politiques, médias, société civile, secteurs public et privé pour une prise de conscience continentale.

  4. Engagement à la coopération judiciaire et à l’assistance technique, dans le cadre des lois nationales.

  5. Développement de stratégies pour créer des centres de recherche et de formation en prévention, enquête et poursuites judiciaires.

  6. Appel aux 22 pays n’ayant pas encore ratifié la Convention africaine à le faire rapidement.


Mise en place d’un secrétariat intérimaire et d’un comité de pilotage

  • Secrétariat intérimaire assuré par la Brigade Spéciale Anti-Corruption du Burundi.

  • Comité de pilotage composé de représentants des associations régionales :

    • Professeur PLO Lumumba (EAACAC)

    • Dr Jean‑Baptiste Elias (ECOWAS)

    • Dr Edward G. Hoseah (SAFAC)

    • Christopher Leba Gakehmi (Afrique centrale)

    • Sherif Badawy (Afrique du Nord)

    • Habonimana Léonidas (Brigade Spéciale Anti-Corruption du Burundi)

Missions du comité de pilotage :

  • Développer les statuts, le code de conduite et le plan stratégique de l’Association dans un délai de trois mois.

  • La Brigade Spéciale Anti-Corruption du Burundi assure la logistique locale.


Prochaine étape

La Commission de lutte contre les crimes économiques et financiers du Nigeria (EFCC) a accepté d’accueillir la prochaine conférence en novembre 2011 pour valider les documents fondateurs et lancer officiellement l’Association.


Signataires

La déclaration a été signée par 31 représentants d’institutions de lutte contre la corruption venues de toute l’Afrique, dont :

  • Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap‑Vert, Centrafrique, RDC, Djibouti, Égypte, Éthiopie, Ghana, Guinée‑Bissau, Kenya, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Namibie, Niger, Nigeria, Congo‑Brazzaville, Rwanda, Sénégal, Soudan, Soudan du Sud, Swaziland, Tanzanie, Togo, Ouganda, Zambie.

(La liste complète figure dans le PDF.)


Déclarée et signée à l’hôtel Source du Nil, Bujumbura, le 21 juin 2011.

Télécharger le communiqué au format PDF : Déclaration de Bujumbura I (CREATION AAACA)

 

Leave A Comment

Restez informé en recevant nos actualités par e-mail
Table des matières
À lire aussi